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Les vers de terre s’enfoncent dans le sol pour ne pas tomber amoureux des étoiles.

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Peindre, peindre et encore peindre pour écrire derrière.

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« Il est absolument interdit d’interdire. » Mai 68.

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J’en ai marre que toutes ces soit disant personnes responsables nous interdisent tout et n’importe quoi.

Un vent de révolte souffle sur ma tête, et quoi qu’ils en pensent, je serais toujours plus libre qu’eux, enchainés par leur boulots de CPE ou principal adjoint dans un collège miteux ou ils doivent se rendre chaque matin pour encore crier sur des élèves et leur mettre des avertissements. . .

On a qu’a tous les planter ces imbéciles, à le faire ce Jackie Day qu’on prépare depuis des mois. On mettra du liquide vaisselle dans les couloirs et on glissera en canot gonflable et tant pis si on doit nettoyer après. Tant pis si je suis collée un mercredi après-midi avec tous les autres troisièmes pour nettoyer les couloirs et la cantine.Tant pis, tant pis, tant pis !

Ils ont cru qu’ils arriveraient à nous garder, à nous empêcher de nous habiller n’importe comment un jour dans l’année, le seul jour de l’année. . . Ils ont rêvé je crois.

Comme si pour notre dernière année, nous allions la jouer soft et ne rien tenter . . .Comme si nous n’avions pas déjà un million d’idées pour commémorer l’anniversaire de Mai 68. Comme si nous raconter ce qui s’était passé en 68 n’était pas un message subliminal des profs pour qu’on fasse notre mini-révolte à nous. Ou alors il ne fallait pas nous montrer ça.

Noémie.

 

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Le bonheur est parfois plus près qu’on ne le croit.

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Noémie, qui t’aime toi .

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Vous arrivez devant la nature avec des théories, la nature flanque tout par terre.

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Et elle était là, tout pâle, toute frêle la gamine. Elle me regardait avec son regard vide, ses yeux vitreux et moi je l’observais du coin de l’oeil. J’étais censée regarder Helia faire l’échographie de la patiente d’à côté, mais je savais exactement ce qui allait se dérouler, je n’avais qu’à écouter lorsqu’elle me disait ce qu’elle voyait sur l’écran de la machine. Et à cet instant précis, à cette minute même, l’envie me parcouru de tout envoyer valser, machines, blouses vertes, masques, tuyaux, électroencéphalogramme . . . J’aurais eu envie de la prendre par la main, sa petite main blanche comme de la porcelaine dont les veines étaient saillantes, j’aurais voulu l’empoigner sa main et la faire courir dans la parc. J’aurais voulu la lancer en l’air, lui apprendre à grimper aux arbres, la faire rire et l’entendre chanter en tournant sur elle même. Mais la seule chose que j’étais autorisée à faire, c’était esquisser un petit sourire timide alors qu’elle allait la lâcher sa vie, cette vie qu’elle aurait pût avoir, même durant quelques moi seulement, même durant quelques semaines, quelques jours.

Alors je me suis juré d’aller la voir le lendemain après-midi, quand il n’y aurait plus de rendez-vous. J’ai noté le numéro de sa chambre dans un coin de ma tête pour pouvoir la retrouver. J’y ai pensé toute la journée, à chaque nouveau patient je regardais ma montre pour savoir quand arriverait enfin ma pause. A quatre heures vingt pétantes, je me suis précipitée dans les escaliers de service pour descendre les 7 étages qui menaient aux soins intensifs. J’ai couru jusqu’au bloc A où se trouvait le lit de la petite mais à sa place, il y avait un jeune homme d’une vingtaine d’années qui avait fait une overdose. Inquiète, j’allai demander à la chirurgienne qui se trouvait là où on avait placé la petite. Elle me regarda avec un air grave et me dit que je n’avais pas accès à ce genre d’informations. Exaspérée, je savais néanmoins qu’Hélia accepterait de me dire où elle se trouvait si je lui expliquais. J’y allais donc, en courant le plus vite que mes jambes me le permettaient. Comme je le pensais, elle me donna le numéro de sa chambre alors que je tentais de lui donner mes raisons. La petite s’appelait Mélia et elle se trouvait dans la chambre 8 ,à l’hôpital des enfants.

Encore une fois, je m’y dirigeai d’un bon pas, mais la panique en moins car j’étais certaine qu’elle allait bien. J’arrivai enfin devant la chambre, je toquai doucement puis entrai. Mélia était toute seule dans sa grande chambre rose avec des dessins sur les murs et le rideau était tiré. Et elle était là, son pouce dans la bouche et elle regardait Pocahontas à la télévision.

« -Mélia ?

-Madame vous êtes qui ?

- Je suis stagiaire, je suis venue pour jouer avec toi .

-Mais, j’ai pas le droit de sortir, sinon je vais monter très haut dans le ciel.

-Mélia, tu sais. . . »

Un médecin entra brusquement dans la chambre sombre et me demanda ce que je faisais là. Je lui répondis par la réponse qui me semblais là plus vraie « Je viens donner du soleil à Mélia, parce que vous savez qu’elle va mourir et ce n’est pas juste de lui faire croire qu’elle va vivre et de ne pas la laisser sortir, comme une enfant normale. »

Il me regarda fixement et me somma de sortir immédiatement. Je m’éxecutai, sans pour autant me résigner à ne pas emmener Mélia dehors. Je revins, une heure plus tard en regardant bien au préalable si il n’y avait pas un médecin dans la chambre 8 . Sans un mot, je pris Mélia dans mes bras, ouvris la grande porte vitrée où les stores avaient enfin été montés. Elle me regarda un instant, intriguée puis lâcha dans un souffle « Ouah, comme c’est beau le dehors en vrai. . . »

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Même pour le simple envol d’un papillon tout le ciel est nécessaire.

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On ne rassasie pas un chameau en le nourrissant à la cuillère.

Tu sais, j’voulais bien y rester là bas, avec toi moi.
J’aurais bien voulu que tu m’appelle à trois heures du matin pour demander si tu pouvais venir me dire au revoir à l’aéroport. J’aurais bien voulu que tu me donne ton adresse pour que je t’écrive une lettre, en espagnol même si tu veux, pour que tu comprenne. J’aurais bien voulu que tu m’appelle ici plus souvent pour que je te parle. Et puis maintenant j’aimerais bien encore jouer dans la rue inondée avec toi, même si tu n’en as plus l’âge .J’veux bien te pousser sur la vieille balançoire de l’arbre du jardin et j’veux bien t’aider encore à attraper des scolopendres.

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Je veux bien dire « Hóla » au perroquet cette fois-ci. Et je veux bien goûter les « chinchúlines » si tu veux. Je suis même d’accord pour rentrer dans la chambre de Natí avec les crânes de vaches aux murs si tu me laisse venir chez toi. J’ai même envie d’acheter des glaces au ciel. Je veux bien t’apprendre le français encore un peu mais seulement si tu me chante encore des chansons Argentines et que tu m’emmènes à Buenos Aires encore une fois, pour voir encore les « favelás » et pour donner à leurs habitants toutes mes vieilles fripes. Je peux même continuer de t’apprendre la chanson de Pokémon en français si toi tu m’apprend celle de Power Rangers en espagnol. Si tu veux encore, je peux même t’apprendre à faire des macramés et faire de la gelée fraise/banane . Et puis, je veux bien encore jouer au UNO en dansant la macarena jusqu’à une heure du matin si ça peut te faire plaisir.

Noémie, impétueuse.

 

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« Il n’y a rien de plus réellement artistique que d’aimer les gens. » Vincent Van Gogh

Je cherche encore à m’apprivoiser, à me connaître un peu plus, à savoir qui je suis réellement.

J’avance un peu chaque jour, lentement mais j’avance. Pas seule et heureusement.

Je n’ai qu’une certitude à mon égard. Je suis une éternelle rêveuse, amoureuse de tout et de tout le monde (surtout de quelques uns, certes.) Et je ne comprends pas pourquoi je devrais gagner ma vie, puisque je l’ai déjà alors à quoi bon.

Je n’ai ni le mérite d’être patiente, ni celui d’être quelqu’un de facile à convaincre, j’aurais plutôt celui (et je ne sais si s’en est vraiment un) d’être bornée et de ne revenir que rarement sur ma position initiale.

Et j’ai une peur panique des phacochères, sauf de Pumba.

Vladimir Borowicz_

Noémie, lactée.

 

Mistral-Gagnant- Renaud 

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Pour tout dire j’en sais rien

Vladimir Borowicz
C’est juste que j’en avais assez de l’autre.
J’avais comme une envie de changement comme dirait l’autre.
23 pages c’est trop pour moi et je n’avais pas envie d’effacer tout ça, parce que d’un côté, c’est un petit morceau de ma vie.

J’ai le cerveau en compote de fraises, j’écrirais quelque chose de plus constructif demain.

Bonne Nuit.

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