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C’est passé tellement vite, finalement.

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Je pensais que ça serait plus long, que ça paraîtrait plus long.
Mais c’était encore plus court que d’habitude, c’est passé encore plus vite en y repensant.
Nous sommes juste aux portes de l’été, le camp approche, les rencontres approchent tandis que les anciennes restent ancrées. Dans deux semaines, d’autres adolescents nous prendront pour des folles tandis que nos responsables nous diront d’y aller doucement. Le soleil brûlera nos peaux et les plantes de nos pieds frotteront l’herbe brûlée par la chaleur.
Les rires envahiront l’espace, le vert sera de mise.
Et les stylos et crayons empliront des cartes, des pages pour voyager vers d’autres horizons, vers d’autres rires, vers d’autres personnes. Les cordes de la guitare sonneront autour du feu et les yeux seront rieurs.
L’eau éclaboussera les corps presque nus tandis que la chaleur les fera transpirer. La joie rasera tout sur son passage.

Jusqu’à l’instant où les mains devront se lâcher, où les coeurs devront se serrer, où les larmes couleront peut-être et où chacun devra monter dans sa voiture, dans son bus ou descendre du train, l’immense solitude lui labourant les entrailles.
Mais le souvenir de ces quelques semaines dans la proximité totale restera profondément ancré dans nos esprits nostalgiques des temps passés.

Noémie, pressée.

Words- Neil Young

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La lune est pleine et on ne sait pas qui l’a mise dans cet état.

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Il fait chaud. Sur ma peau, des gouttes de sueur perlent, mon front est humide.Nous sommes tous là. Une prof de français du collège voisin nous toise, l’air d’un agent en mission spéciale, l’enveloppe en plastique dans la main.
J’aurais bien envie de lui crier qu’elle n’a pas besoin de se prendre pour un être supérieur et que de toute façon, l’examen qu’on passe est complètement inutile. Mais à quoi bon, de toute façon elle restera là, avec son petit air satisfait.
Quelques réponses griffonnées sur le brouillon, un début de rédaction et je peux commencer à répondre en bloc, sans vraiment réfléchir, en laissant les mots couler sur le papier. « Quelle est la classe grammaticale de « en » ? » C’est une préposition. Finis la rédaction une heure en avance, et c’est parti pour une demie-heure de bruits de plume qui gratte le papier vert, brouillon pour y jeter tout et n’importe quoi.

Enfin, je peux sortir, sentir le vent, souffle léger soulever un peu ma robe blanche et noire. Sentir l’odeur de Rosalice qui n’est plus très loin. Attendre l’autre en fredonnant « Le compte du cul » ou « Tchayé » pendant que les autres passent dans la file de la cantine pour manger leur bouillasse. C’est enfin fini, on peux enfin faire des batailles d’herbes et on peut toujours marcher pieds nus dans les couloirs sans que la C.P.E ne nous dise rien. On apprend quelques dates qu’on oubliera de toute façon immédiatement après. « C’est quand l’affaire Dreyfus? » « J’en sais rien, et je m’en fiche… »

Finalement, ils croient nous intimider avec leur « Diplôme National du Brevet » mais on s’en contre-fiche puisque de toute façon, avec ou sans on ira quand même en seconde.

Noémie, qui en a plus que marre de l’Education Nationale. . .

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Un lundi pourri au lieu d’un mardi, mais ce dernier arrive demain !

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J’étais bien, vraiment bien, presque avec le bonheur qui me sortait par les oreilles, le sourire jusqu’aux sourcils.
Un chapeau jeté dans l’air, rattrapé au vol, avec un grand sourire. Des bruits de pas contre le béton du quai et puis plus rien.
En trois secondes je me retrouve entourée de personnes et pourtant si seule. Si loin, si tout et si rien à la fois.
Aucune occupation ne se présente à moi, à part lire « Noémi et les grandes personnes ». Alors je lis, je pense et je n’ai pas de stylo pour écrire, et aucun support de tout façon, même pas un morceau de mouchoir, tant pis.
Je lis, encore et encore, à en avoir mal aux yeux, sur une banquette inconfortable, juste pour oublier un peu chaque planche des rails qui s’éloignait de moi, chaque mètre qui m’éloignait un peu plus de cet endroit ou je me sentait si bien.
Et ce matin, j’essayais déjà de me remettre dans ma vie de tous les jours.Sauf que je ne suis pas très douée pour ça, mais vraiment pas.
J’ai le cerveau en bouillie, les idées ramollies et j’ai l’impression qu’il me manque quelque chose.

Vraiment c’est un lundi pourri.

 

 

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Hé ben tu vois malgré tout ça faut s’obstiner à être heureux plus nombreux…

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Oui, le truc au fond à droite avec un chapeau rose…c’est moi.

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« Tu n’es pas bipolaire! T’es juste cinglée et indécise… »

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Je n’ai aucune idée, j’en sais rien, RIEN !
J’ai envie de sortir et de faire un tour sous la pluie. Mais je ne peux pas, il pleut et ça va mouiller mes habits et gnagnagna.
J’ai envie de m’assoir dans un champ, comme ça, et de me dire que tout ça va s’arrêter, MAINTENANT.
J’ai envie de grimper dans le cerisier avec mon carnet noir aux pages épaisses et de balancer tout ça dessus, toute cette merde, toutes ces conneries qui nous font du mal. J’aimerais bien retourner en arrière, rembobiner toutes ces années et de recommencer, de tout recommencer. Il y a des jours ou je voudrais bien pouvoir sauter de mon balcon pour que ce soit enfin fini .

Mais tristement, on en à tous de ces conneries, de ces actes qu’on voudrait effacer, de ces moments qu’on voudrait oublier.
Ce bordel incessant, ces choses qui ne vont pas, ces choses à améliorer, ces choses à recommencer, ces choses à oublier, ces choses à récupérer, c’est nos vies à tous.
Tout ça c’est toutes ces conneries avec lesquelles tu continue de marcher, c’est toutes ces personnes que tu finiras par oublier, c’est un amas de choses qui vont te survivre.

Les amis, c’est des gens qui t’ont accompagné pendant des années, et qui ne le pourront bientôt plus et qui finiront empaquetés dans des albums photos ou dans des cartons pleins de pochettes photos. C’est des gens qui t’ont regardé rater des choses, c’est des gens qui te connaissent mais qui t’aiment quand même, c’est des gens qui t’ont aidé à te relever et qui te sortent de ton bordel tant qu’ils le peuvent. C’est des gens qui vont disparaître, laissant de vagues traces de pas sur le parquet de ton salon et des traces de doigts sur les vitres de ta voiture. C’est de tas de promesses irréalisées, c’est des gens que tu ne veux jamais oublier mais que finiras par oublier, c’est des gens que tu aime plus que toi-même, c’est des gens pour qui tu donnerais tout et pourtant…

Noémie, loin tellement loin.

Des coups d’pieds au coeur- Rémo Gary.
Rock’n'Folk Juin 2008

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¡Revolucíon!

« Toujours jusqu’à la Victoire. »

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Société manipulatrice qui veut absolument nous faire rentrer dans son moule, société sur-consommatrice ou si tu n’as pas la dernière paire de chaussures ou le portable ultra hi-tech tu es exclu.
Comment se fait-il qu’avec notre intelligence soit-disant très supérieure on détruise tout ce qu’on touche. Des hommes sont encore enchainés pour leur religion ou leur nationalité. Des femmes sont encore tuées pour des soit-disant crimes familiaux.
Et on ne se parle plus, on a plus de contact. Des peuples entiers manifestent dans les rues de leurs villes et des hommes et des femmes sont criblés de balles qui viennent des fusils/mitraillettes des CRS. La violence est partout, mais on ne peux obtenir la paix en pacifiste à notre époque. Où va-t-on ?
Des dictatures sont encore instaurées, des hommes sont encore fusillés, des hommes sont encore capturés par des guerillas, des femmes sont encore battues. . .

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Ah elle est belle la république démocratique ! Parce que quand est-ce que ça avance ? Ca avance quand on est ensemble ! Et la seule chose qu’elle fait c’est nous séparer.Elle est belle l’Europe soit disant supérieure et plus développée que la plupart des pays. Mais en attendant, c’est bien la France qui se tape un président de droite qui fout le bordel et c’est le Chili et l’Argentine, pays soit disant beaucoup moins développés et inférieurs qui ont des femmes au pouvoir qui sont un million de fois plus responsables et qui ont de projets réels. Et pour y acceder à ces présidentes presque exemplaires, on a dût en passer par là… « ¡ El piquetero no muere ! « 
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Noémie, outrée.

Revolucíon-Raúl Paz.
Voyage à motocyclette- Ernesto « Che » Guevara.

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Le passé est un oeuf cassé, l’avenir est un oeuf couvé.

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Le temps.

Au fond, c’est quoi le temps ? Notre durée de vie ? Un instrument qui permettrait de mesurer je ne sais quoi ?

Le temps n’a aucune importance quand on est bien.

Le temps ne nous laisse rien, à part des souvenirs incertains qui s’estompent au fil du temps.

Des souvenirs qu’on ne peut toucher, des souvenirs qui nous paraissent de moins en moins réels à chaque minute qui passe, des souvenirs flous.

Finalement, le temps nous laisse peu de choses, mais des choses tellement fortes que même si trente ans après on ne s’en rappelle que très peu, on se rappelle d’au moins une chose, une seule, la seule qui est réellement nécessaire, qu’on y était bien.

Néanmoins, on se rappelle de sourires, de visages, de paroles, de noms, de lieux, sans pour autant savoir quand on les a vus ou entendus pour la dernière fois. Comme des flashs dont on se rappelle à n’importe quel moment, mais on s’en rappelle et c’est l’essentiel.

Nous essayons de retenir le temps, de le faire rester un peu plus longtemps alors qu’on pourrait simplement vivre avec, s’en accomoder et le laisser filer simplement en se sentant bien, le laisser filer en vivant tout ce qu’on peut, en riant tout ce qu’on peut, en aimant tout ce qu’on peut. Alors laissons-le filer. . .

Noémie, sous la pluie.
Photo: Florian, à l’époque ou il avait encore les cheveux longs.

Wish I Had an Angel-Nightwish

Le club des veufs noirs- Isaac Asimov

 

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Micka t’es trop beau, si tu savais comme on t’aime, cher resp.

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J’en sais rien.

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Pourquoi à chaque fois que j’ai l’impression d’aller bien tout valdingue en morceaux?

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Je voulais une vie remplie d’étoiles, mais ce sont ces étoiles qui ont rempli ma vie.

coquelicots

« Vous avez un nouvel e-mail dans votre boîte de réception hotmail. »

Et moi, je pense, j’espère que c’est elle. J’espère que ce n’est pas un e-mail de Christelle pour me rappeler que je dois payer le camp ou une publicité de « Testetvous » pour savoir si j’ai peur de la rébellion des nains de jardins. Je n’ose même pas cliquer tout de suite sur la petite fenêtre bleue apparue en bas de mon écran, mais il faut bien. Alors je clique, la fenêtre charge…

Mais ce n’est pas elle. Petite consolation, c’est lui. Pour une fois il est joyeux, il dis des paroles drôles, il raconte beaucoup de choses. Il le dit quand-même par moments, mais c’est plutôt comme s’il en riait, comme si ça lui faisait du bien,pas tout à fait comme s’il avait finalement accepté ce qu’on avait déjà mais qu’il faisait avec. Enfin la satisfaction de voir qu’il savait enfin ce qu’il voulait et qu’il allait tout faire pour ça.

C’était jeudi. Et quand j’ai vu ses yeux le lendemain, j’ai su que tout ça était faux, qu’il ne ferait jamais avec ce qu’on avait déjà et qu’il savais peut-être ce qu’il voulait, mais que ça ne le mènerai à rien. Alors j’ai été le voir, j’ai planté mes yeux sur ses lèvres, parce que quand je regarde ses yeux j’ai envie de pleurer, et j’ai demandé ce qu’il voulait et ce qui se passait en lui. Il a attrapé mon menton, comme à son habitude, a tranquillement remonté mon visage pour que je le regarde et il l’a dit. Il a dit ce que je soupçonnais depuis si longtemps. J’ai dû le regarder trop longtemps dans les yeux, parce que les larmes creusaient leur nid aux coins de mes yeux. Alors il m’a pris dans ses bras, ça lui fait du mal mais il m’as quand même serré et a embrassé mes cheveux. Je sentais le coton de sa chemise contre ma joue et je sentais sa main qui se promenait dans mon dos. J’aurais bien aimé relever la tête, attraper sa main et l’entrainer dehors, danser avec lui dans le bois brulé et envelopper ses oreilles et sa nuque de baisers. Mais je ne veux plus jamais avoir à lui dire que maintenant c’est trop tard, qu’il avait mon coeur tout entier pour lui avant mais qu’il avait peur et que maintenant, il ne l’a plus. Parce que quand il enlève ses lunettes pour essuyer ses yeux humides, j’implose. Et puis j’aimerais tellement moi aussi pouvoir lui dire si c’était vrai « C’est toi que je veux, toi et seulement toi. »

Noémie, tagada.

Prtintemps-Mes Souliers Sont Rouges

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